Inscription Administrative

Inscription ou réinscription OSU Institut Pythéas

Inscription Administrative (IA) pour les Masters de l’OSU Institut Pythéas - Master SET & Océanographie Mis à jour le mardi (...)

Xavier Moreau

Maitre de conférences à l’IMBE.

Parlez-nous de environnement professionnel...

Je m’appelle Xavier Moreau. Je suis Maitre de Conférences à l’université d’Aix-Marseille depuis 2002. Je fais partie de l’Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale depuis 2008 et je suis le responsable de l’équipe « Mutagenèse et Toxicologie Environnementales » (MTE). Les recherches de l’équipe MTE visent à mieux comprendre l’impact toxique de perturbations environnementales, qu’elles soient d’origine humaine ou naturelle, sur des modèles cellulaires humains et des modèles animaux surtout. Nous étudions les effets de molécules à caractère polluant (métaux, hydrocarbures, PCBs, pesticides…) sur divers constituants (ADN, protéines de stress,..) et sur certains processus cellulaires (inflammation, transmission nerveuse…).

Qu’est-ce qui vous a amené à devenir Enseignant-Chercheur ?

Depuis l’adolescence j’ai toujours voulu comprendre comment notre corps fonctionnait et quelles étaient les causes d’un dysfonctionnement. Après des études dans le domaine de la physiologie humaine et des Neurosciences, j’ai eu l’opportunité d’étudier le système nerveux d’invertébrés aquatiques. Ceci m’a permis de découvrir un monde animal extrêmement vaste qui subit autant, si ce n’est plus que l’espèce humaine, les pollutions. J’ai donc naturellement voulu apporter ma contribution aux recherches qui visent à comprendre ces effets nocifs sur les animaux afin de sensibiliser les gens sur leur impact sur la planète. En deuxième lieu, la transmission de mon savoir aux générations plus jeunes est une chose très importante. Ce sont les raisons pour lesquelles je suis devenu Enseignant-Chercheur.

Quel cursus universitaire (autre) avez-vous suivi ?

Au premier abord, on pourrait dire que j’ai un parcours universitaire atypique. En effet, après un DEUG B « Sciences de la Vie », j’ai poursuivi par une licence de Biologie cellulaire & Physiologie, puis une maîtrise de Physiologie-Pharmacologie à l’université de Montpellier. Très attiré par les Sciences du cerveau, j’ai ensuite fait un DEA puis une thèse de Neurosciences à Marseille. J’ai, par la suite, eu l’opportunité de mettre à profit ces connaissances sur le fonctionnement du système nerveux pour étudier celui de petits crustacés marins en stage post-doctoral. Cette complémentarité m’a permis de m’orienter vers l’étude des effets neurotoxiques de pollution sur d’autres invertébrés aquatiques jusqu’à mon recrutement. On peut peut-être dire que je suis à l’interface Environnement/Santé.

Qu’est-ce qui vous plaît dans la science ?

La première chose est que l’on ne s’ennuie jamais ! Typiquement, on se pose une question scientifique : Pourquoi ? Puis on se creuse les méninges pour mettre en œuvre des expériences pour tenter d’y répondre : Comment ? Ensuite, on obtient des résultats et on se demande toujours Pourquoi ces résultats et que signifient ils ? Alors on tente d’interpréter ces résultats et/ou de les confronter à ceux obtenus par d’autres collègues. Enfin, on en parle autour de nous. Ce n’est jamais monotone !

Que faites vous au quotidien ?

Beaucoup de choses ! En fait, souvent je commence ma journée par me demander ce qu’il y a d’urgent à faire. En tant que responsable d’unités d’enseignement et d’une équipe de recherche, je fais beaucoup « d’administratif », de réunions. En fonction de mon emploi du temps « enseignement » ou « recherche », soit je révise, actualise ou améliore mes cours soit je lis des articles scientifiques pour me tenir informé de l’actualité des recherches faites par la communauté scientifique soit je réfléchis à des expérimentations ou bien je fais ces « manips », j’analyse les données obtenues ou encore je rédige des articles, rapports ou projets.

Quels sont vos projets de recherche pour 2014 ?

Pour cette année, nous avons plusieurs projets en cours et d’autres à monter. Actuellement, en mettant au point et en calibrant des marqueurs biologiques, nous sommes en train d’évaluer les effets d’un réchauffement climatique sur certains processus cellulaires et la toxicité d’un colorant vestimentaire sur des modèles d’invertébrés d’eau douce ainsi que l’impact de pollutions complexes par des métaux et des hydrocarbures sur des plantes aquatiques. J’ai ensuite comme projet d’évaluer l’impact de cocktail de polluants sur la reproduction et certains paramètres physiologiques sur un modèle d’invertébré d’eau douce.