Inscription Administrative

Inscription ou réinscription OSU Institut Pythéas

Inscription Administrative (IA) pour les Masters de l’OSU Institut Pythéas - Master SET & Océanographie Mis à jour le mardi (...)

Objectifs

Le diplôme du master d’Océanographie, spécialité « Océanographie physique et biogéochimique », a pour objectif principal de former des spécialistes en océanographie physique et/ou biogéochimique. Un des objectifs est également de former des spécialistes en modélisation couplée physique-biogéochimie. Cette compétence n’est délivrée en France que dans cette spécialité.

En océanographie physique, l’objectif des enseignements est de présenter les connaissances actuelles à la fois théoriques et expérimentales, des processus physiques composant la circulation océanique de l’échelle planétaire à l’échelle régionale. Les processus physiques sont mesurés à l’aide de technologies modernes, soit in situ (mouillages, flotteurs, profileurs, gliders, AUV), soit à distance (radars, satellites) et sont modélisés avec des outils numériques idéalisés ou réalistes. L’accent est mis dans le domaine côtier. Le milieu côtier est situé en bordure du milieu terrestre et s’étend sur des distances allant de 100 à 1000 km. Le milieu côtier a une très faible contribution surfacique et volumique par rapport à l’océan global (8% et 0,05%, respectivement) ; mais c’est une zone interface entre le milieu terrestre et l’océan ouvert. Plus de la moitié de la population mondiale actuelle vit à moins de 60 km des côtes et la pression anthropique sur cette zone augmente. Les problèmes environnementaux et/ou liés au changement climatique sont nombreux.
En océanographie biogéochimique, les enseignements ont pour objectif de présenter l’état de l’art et les recherches actuelles menées sur les cycles du carbone et des éléments associés (aussi bien dans les écosystèmes hauturiers que dans les écosystèmes côtiers). Le changement climatique est essentiellement lié à l’augmentation de la concentration du dioxyde de carbone atmosphérique, et cette augmentation dépend de la capacité de l’océan à séquestrer ce carbone par des processus physiques, chimiques et biologiques. La connaissance des processus est réalisée à l’aide d’outils très divers (observation satellitale, observation à l’aide de bouées dérivantes, de gliders, campagnes océanographiques, modélisation) et de méthodes modernes (traceurs isotopiques naturels ou artificiels, analyse d’image, sondes moléculaires...). Elle permet l’interprétation des modifications environnementales, globales ou locales, passées ou futures du milieu marin : modification du rôle de l’océan dans le contrôle de la pCO2 atmosphérique, modification des écosystèmes marins (prolifération de certains organismes, diminution des pêcheries...) dans le contexte du changement climatique avéré.
A l’interface entre physique et biogéochimie, l’accent est mis sur la modélisation de la circulation océanique (grandes à petites échelles incluant tourbillons et filaments) et des processus biogéochimiques fondamentaux dans l’environnement marin (enrichissement nutritif de la couche éclairée, production planctonique, respiration, excrétion, minéralisation, broutage). Cette approche a pour but de sensibiliser les étudiants à l’influence de différents forçages physiques et biogéochimiques sur la structuration des écosystèmes et réseaux trophiques marins. Les enseignements dispensés au sein de cette option auront pour objectif de former à la construction, à la manipulation et à l’utilisation de modèles alliant la représentation de la dynamique physique de l’océan à celle de différentes variables biogéochimiques. Au-delà de la manipulation d’outils numériques, cet enseignement est destiné à mettre en parallèle les équations des modèles avec les processus biogéochimiques qu’ils représentent afin d’appréhender certaines hypothèses inhérentes à ces modèles.