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Duplex sous-marin : à la découverte des merveilles cachées de la calanque d’Endoume

Mercredi 26 avril 19:00-20:30, Station Marine d’Endoume - Dans le cadre des conférences du mercredi, venez rencontrer les (...)

Jules Fleury

Ingénieur de Recherche au CEREGE - Service SIGéo

Présentez-vous ainsi que votre environnement professionnel…

Je m’appelle Jules Fleury. Je suis ingénieur de recherche à Aix-Marseille Université depuis 2006.

Je travaille au sein du Centre Européen de Recherche en Géosciences de l’Environnement (CEREGE UMR CNRS 7330), dans lequel je suis co-responsable du service commun d’Imagerie et Géomatique (SIGéo).

Notre service est rattaché scientifiquement à une équipe axée sur la géomorphologie et la tectonique, mais interagit avec quasiment toutes les équipes du laboratoire.

Nous offrons des ressources dans les différents champs de la géomatique, depuis l’acquisition de données (topographie par GPS, images de télédétection, …) jusqu’à la restitution sous diverses formes, notamment cartographique.

Nous travaillons ainsi avec des chercheurs dans de multiples thématiques des géosciences (hydrologie, pédologie, géophysique, paléoenvironnement, ...). Nous encadrons aussi des stagiaires et des étudiants, et nous accueillons des personnels pour des projets de recherche.

Quel cursus universitaire (autre) avez-vous suivi ?

J’ai fait un Master 1 de Physique à l’Université de Montpellier, avec une année d’échange Erasmus en Angleterre. Ensuite j’ai fait un Master 2 de Géosciences à Paris, avant d’intégrer un bureau d’études en géologie.

Après une expérience dans un organisme de formation et de recherche à l’étranger, j’ai réalisé avoir besoin d’une spécialisation en géomatique pour avoir les bases permettant d’intégrer mes différentes compétences. J’ai donc suivi un Mastère Spécialisé de SIG à l’Ecole Nationale des Sciences Géographiques.

Suite à quoi j’ai intégré le CEREGE d’abord en tant que chargé d’études contractuel, puis j’ai été recruté comme ingénieur de recherche, avec pour cela un dossier d’équivalence de thèse basé sur des travaux et des publications.

Pourquoi avez-vous choisi de devenir ingénieur de recherche ?

J’ai un statut particulier qui est à cheval entre la technique et la recherche. Je fais aussi un peu d’enseignement. J’aime pouvoir m’enrichir régulièrement à travers un environnement de travail et des collaborations diverses. J’apprécie la diversité d’activités quotidiennes dans mon travail. Enfin j’aime la remise en question, l’évolution de nos connaissances en continu.

Qu’aimez-vous dans la science ?

Comme beaucoup le diront j’aime la découverte et la compréhension de notre planète. Dans une certaine mesure et en idéalisant un peu, j’apprécie l’aspect désintéressé de notre travail vis à vis d’impératifs économiques immédiats, et donc une certaine souplesse organisationnelle qui en découle. J’aime aussi le lien entre travaux de recherches et problématiques sociétales, comme sur la gestion des risques naturels par exemple.

Quels sont vos projets de recherche pour 2014 ?

Ils sont multiples. Nous travaillons en ce moment beaucoup sur l’utilisation de la technique de la photogrammétrie, qui permet de restituer le relief avec beaucoup de précision à partir de photographies, aux domaines de la géomorphologie fluviale, littorale, et de la tectonique active sur des escarpements de failles.

J’aimerais aussi progresser dans la gestion de l’infrastructure de données spatiales, qui permettrait d’optimiser nos pratiques de stockage, d’utilisation, et de diffusion de données scientifiques.

Une source d’inspiration, un livre, un film que vous avez apprécié ou qui vous a inspiré ?

Les films et romans des premiers grands aventuriers géographes, comme la découverte des sources du Nil, ainsi que les atlas cartographiques.

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Prise de vue et restitution photogrammétrique en 3D de la falaise d’Hergla (Tunisie).

Ce site romain est en érosion rapide par la mer et ne pourra pas être préservé. La réalisation d’un modèle photogrammétrique permet sa sauvegarde patrimoniale numérique ainsi qu’une analyse géo-archéologique.

Crédit : Jules Fleury