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Interview Métiers de Science

Fabrice Madec

Ingénieur d’études au LAM

Présentez-vous ainsi que votre environnement professionnel...

Je suis ingénieur d’études au sein du service optique du Laboratoire d’Astrophysique de Marseille (LAM). Le LAM est un laboratoire d’instrumentation, où le nombre d’ITA (Ingénieurs, Techniciens et Administratifs) et de chercheurs est équivalent, on y développe des instruments pour les observatoires au sol et spatiaux. Les chercheurs utilisent alors ces instruments pour des observations. Je travaille principalement dans l’instrumentation, ce qui consiste à élaborer puis à assembler, régler et tester un instrument scientifique. Ce travail s’effectue au sein d’une équipe projet qui regroupe tous les corps de métiers, optique, mécanique, électronique, essai…

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Ré-assemblage du sous-système IRDIS en environnement propre dans le hall d’intégration de Paranal.
Crédit : Fabrice Madec

Qu’est-ce qui vous a amené à travailler dans le domaine de la recherche ?

Par le biais de la physique et de l’astronomie, j’ai toujours aimé la physique pour son coté concret et ensuite par l’intermédiaire de stages en laboratoires d’astronomie qui m’ont plongé directement dans la recherche.

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’univers de la recherche et comment votre métier s’intègre-t-il à cet environnement ?

En tant qu’ingénieur, ce qui m’attire c’est le coté innovation, la mise au point de nouveaux systèmes et de nouvelles technologies. Travailler sur des projets en recherche et développement est le meilleur moyen pour y parvenir.

Que faites-vous au quotidien ?

Tout dépend de la phase dans laquelle se trouve un projet. Au début d’un projet on travaille surtout sur « papier » devant l’écran, c’est l’étape de conception et de la documentation. Dans la phase de construction de l’instrument, nous passons beaucoup de temps en salle blanche à assembler les pièces de l’instrument, à effectuer les réglages et par la suite les tests.

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Installation en cours du sous-système IRDIS de SPHERE sur la plateforme Nasmyth du Telescope UT3 du VLT Paranal.
Crédit : Fabrice Madec

Que trouvez-vous le plus passionnant dans votre activité ?

La phase d’intégration des instruments car les choses sur lesquelles nous avons travaillé depuis plusieurs années prennent forme. J’ai travaillé sur l’instrument SPHERE, plus précisément sur le sous-système IRDIS dont le LAM a la responsabilité. Nous l’avons installé sur le télescope VLT au Chili cette année et cela a été un moment fort. Le fait de mettre l’instrument, sur lequel nous avons travaillé longtemps, sur la plateforme du télescope, son emplacement final, a été un grand moment.

A contrario, quels sont pour vous les « aléas » du métier ?

La durée parfois trop longue des projets à cause des aléas techniques peut être un peu frustrante, on aimerait parfois que les choses avancent plus vite.

Quelle est votre formation ?

J’ai une formation générale en physique et j’ai fait le master Outils et Système de l’Astronomie et de l’Espace à l’Observatoire de Paris.

Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez cette année ?

Comme mentionné précédemment, cette année j’ai participé à l’intégration de SPHERE au VLT. Sinon je travaille sur le projet PFS de SUMIRE qui est un spectrographe à fibres pour le télescope japonais SUBARU situé à Hawaï. Je m’occupe de la partie concernant l’assemblage et les tests de cet instrument, qui se dérouleront au LAM.

D’un point de vu plus personnel, si vous aviez à recommander un livre ou un film ou encore une exposition, une sortie…

J’adore la science-fiction, la vraie science-fiction … Je vous conseille fikcio.com pour en trouver. Je conseillerais également un livre que j’ai lu récemment : SILO de Hugh Howey, ce premier tome est vraiment bien écrit et on le dévore !

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Au premier plan, le sous-système IRDIS accroché sur l’instrument SPHERE. En arrière plan, le télescope UT3 dont on aperçoit le miroir secondaire.
Crédit : Fabrice Madec